Très agréable visite sur les bords de Loire


Environ 120 personnes s’étaient déplacées pour assister à l’avant-dernière conférence promenade au château du Pé organisée par les sociétés d’histoire de Saint-Jean-de-Boiseau et du Pellerin. Dans les deux magnifiques salons du château, un historique rapide de la propriété a précédé les deux exposés sur le thème des petits ports de Loire, et parmi eux celui très particulier du Pellerin. La visite du domaine de la Canalière a clôturé l’après-midi, domaine de l’ingénieur en chef et constructeur du canal maritime.


Les petits ports de Loire et la transformation du paysage de cette partie de la Basse-Loire étaient au progamme. Les conférenciers exposèrent la grandeur d’un fleuve perturbé par l’ensablement de son lit et les solutions réalisées pour rendre possible la navigation jusqu’à Nantes. Solutions condamnant le bras sud et ses nombreux petits ports. Le barrage de la Loire réalisé par les Allemands le 9 août 1944 fut le coup de grâce pour le bras qui subsistait entre Le Pellerin et Port Lavigne. Sur les 12 navires coulés dans le fleuve, un ne put être renfloué et nécessita de déporter le chenal de 300 m vers le nord. Sans issue vers l’amont, le comblement de ce vestige de la rivière s’achève devant de château du Pé. M. le Maire de Saint-Jean participa à la présentation en répondant aux questions sur l’avenir de ce qui fut l’artère vitale des riverains pendant des siècles.

On évoqua ensuite l’évolution du Pellerin, ses quais et son port. Premier avant-port nantais, il sera aussi un lieu de villégiature pour les Nantais venus s’évader avec les "Abeilles". Ces embarcations à vapeur arpentaient les quais pour assister au ballet incessant des bateaux à voiles et aux régates. De grands hôtels faisaient alors de bonnes affaires. Important port civellier de la Basse-Loire, il n’abrite pourtant pratiquement plus aucun bateau si ce n’est le bac amphidrome qui assure le passage régulier vers le "Paradis" au nord Loire.

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Mme Hubert-Chiché entre Gilles Clavier et Jean-Luc Ricordeau

L’assemblée s’est ensuite rendue dans la belle propriété de La Canalière, située à l’extrémité du quai du Pellerin. Édifiée face au fleuve, au milieu du 19e siècle, par un Toulousain, elle devint ensuite la propriété du constructeur du canal de la Martinière, M. Couvreux, d’ou son nom de Canalière. Rachetée par M. Chiché, elle perpétue depuis trois générations une tradition dl’élevage de chevaux de monte pour la garde républicaine et surtout les concours hippiques de grande renommée. Gérant une partie des îles de la Basse- Loire aux riches pâturages, Mme Hubert-Chiché nous a fait découvrir sa propriété et expliqué les divers facettes de son métier d’éleveur. Le pot de l’amitié offert par nos hôtes clôtura un bel après-midi où la Loire fut au centre des discussions.

Portfolio

G. Clavier, JL Ricordeau entourant Mme chiché Dans les salons du château du Pé

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