Rendez-vous de l’Auditoire : Histoire de l’enseignement primaire en France au XIXe siècle


Vendredi 15 mars 2013 à 20h30

Organisation : Service culture de la ville de Machecoul et Machecoul Histoire

Conférencier : Emmanuel Leduc


Les bulletins de Machecoul Histoire consacrent une place importante à la naissance et à l’évolution des écoles primaires, publiques et privées, dans les communes de la communauté de la région de Machecoul. Le bulletin n° 10, à paraître en mars 2013, étudie les cas de La Marne, Machecoul, Paulx, Saint-Étienne-de-Mer-Morte et Saint-Même-le-Tenu. Le bulletin n° 11, à paraître en mars 2014, retracera l’histoire des écoles de Bourgneuf-en-Retz, Saint-Cyr-en-Retz, Fresnay-en-Retz, Saint-Mars-de-Coutais. Le travail des auteurs révèle une diversité de situations et de politiques scolaires conduites par les municipalités dès la première moitié du XIX° siècle.

Machecoul Histoire a la volonté de lier l’histoire nationale et l’histoire locale. C’est une des raisons de cette conférence qui porte sur les projets et la législation scolaire depuis la révolution de 1789 jusqu’au début du XX° siècle.

Même si la chanson le dit, Charlemagne n’a pas inventé l’école primaire. En revanche, beaucoup de gens pensent que le véritable promoteur de l’école est Jules Ferry, ministre de l’instruction publique, qui a fait voter, au cours des années 1880, des lois sur l’enseignement primaire, obligatoire, gratuit et laïque.

Mais il n’est pas le premier homme politique à avoir conçu des projets et des lois pour l’enseignement primaire. Dès la Révolution, Talleyrand, Condorcet, Lakanal, Daunou présentent des projets inégalement appliqués… L’enseignement primaire n’est pas la priorité de Napoléon Ier. La Restauration favorise les écoles mutuelles et le retour des congrégations religieuses.

La loi du 28 juin 1833, dite loi Guizot, constitue un « tournant dans l’histoire de l’école primaire française ». Elle l’organise autour de deux principes : la liberté d’enseignement et l’organisation d’un enseignement primaire public. Chaque commune de plus de cinq cents habitants est tenue d’entretenir une école primaire et un instituteur. Guizot doit renoncer à étendre le bénéfice de sa loi à l’enseignement primaire féminin, qui continue d’échapper à toute réglementation et se trouve ainsi organisé par les congrégations religieuses.

La conférence évoquera aussi les politiques de la IIe République et du 2d Empire, avec les lois Falloux (1850) et Duruy (1867), avant d’accorder une large place à la législation scolaire de la 3ème république, en particulier celle de Jules Ferry.

Les auteurs des articles sur les écoles répondront aux questions touchant leurs communes respectives.

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