Présence d’Albert Camus en Pays de Retz

jeudi 7 novembre 2013, par Patrice Pipaud



En ces jours où l’on commémore le centième anniversaire de l’écrivain , il n’est pas inutile de rappeler qu’il foula la terre de notre Pays de Retz, que l’amitié l’amena à venir en goûter la lumière. Qu’il y écrivit aussi un livre où il est question de séparation.

Ce petit texte est dédié à Émile Boutin avec qui j’ai évoqué bien des fois cette histoire.

Le très beau livre de photographies que Catherine Camus, avec l’aide de Marcelle Mahasela, responsable du Centre de documentation Albert Camus à Aix-en-Provence, a consacré à son père (éd. Michel Lafon 2009) se clôt sur une image de fraternité. Le visage de la fraternité est celui de Michel Gallimard, disparu avec Albert, ce jour de janvier 1960, sur une route de Bourgogne. « Pas de bonheur intense qui ne s’accote à une tombe » écrit Marie-Sophie Doudet dans son évocation de Camus sur le site des commémorations nationales qui nous rappelle aussi que le troisième cycle de l’œuvre de l’écrivain devait explorer l’amour des hommes.

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Francine et Albert Camus aux Brefs en août 1946 - Collection Catherine et Jean Camus. Fonds Albert Camus. Bibliothèque Méjanes. Aix en Provence. Droits réservés
Francine et Albert Camus aux Brefs en août 1946 - Collection Catherine et Jean Camus. Fonds Albert Camus. Bibliothèque Méjanes. Aix en Provence. Droits réservés

La présence d’Albert Camus en Pays de Retz est donc affaire d’amitié et de lumière, de séparation aussi. Dans une première partie, j’ai évoqué la naissance d’une amitié. Dans la seconde, je rappelle le séjour de Camus au château de Brefs lors de l’été 1946 :

Une admirable lumière

1946, La Résistance et le journalisme à Combat ont éloigné Camus de son œuvre de romancier. La Peste n’en finit pas de s’écrire. Ébauchée à Oran, elle murit sur le plateau Vellave du Chambon-sur-Lignon. Elle a désormais besoin d’un lieu pour son accomplissement et la campagne paraît à son auteur le cadre idéal pour reprendre ce travail d’écriture. Michel installe la famille Camus (Albert, Francine et les jumeaux Catherine et Jean nés l’année précédente) au château des Brefs chez sa mère, première femme de Raymond Gallimard.

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Photo d’illustration : Francine et Albert Camus aux Brefs en août 1946 - Collection Catherine et Jean Camus. Fonds Albert Camus. Bibliothèque Méjanes. Aix en Provence. Droits réservés

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