Monstrum, un film sur Gilles de Rais au cinéma

mercredi 12 février 2014, par Dominique Pierrelée


Monstrum. En latin : le monstre, le fléau ou ce qui est prodigieux. C’est ce terme qu’a choisi Éric Dick pour intituler son prochain film sur les deux derniers mois de la vie de Gilles de Rais. Et évidemment, le récit de ce long-métrage se déroule… à Machecoul.


« Il n’y a pas eu de film spécifiquement sur ce personnage auparavant, avance le réalisateur Erick Dick. C’est un sujet très sensible ! Les seuls documents historiques, ce sont les minutes de son procès, où Gilles de Rais a répondu à des questions liées à son quotidien. Je raconte une histoire à 90 % basée sur ces écrits. Mais ce film est un thriller médiéval. J’ai écrit ma propre histoire cinématographique. Ce n’est pas un documentaire ! » Ambiance stressante et scènes fantastiques au programme.

Le château reconstitué

Au mois d’août, Éric Dick et son équipe sont venus effectuer quelques prises dans la forêt de Machecoul. Ils ont d’ailleurs installé une grande toile verte pour incruster des effets spéciaux. Et des drones télécommandés ont permis de récolter quelques images aériennes. Cependant, la plupart de l’intrigue n’aura pas été tournée dans le Pays de Retz. « Les différents châteaux où a vécu Gilles de Rais sont détruits, rappelle-t-il. Nous allons donc reconstituer numériquement le château de Machecoul comme en 1440 en fonction des éléments que nous avons eus. Pour la forêt, ça été pareil. Ce travail s’est fait en amont avec la famille Grandmaison, les propriétaires ». Le tournage a eu lieu essentiellement dans les châteaux de Sigournais et St-Mesmin en Vendée.

Une approche de plus en plus professionnelle

Éric Dick, connu à Challans comme Éric Mauvoisin, fils de l’ancien exploitant de la salle de cinéma Le club, a toujours été passionné par le 7e art. Il a concocté de nombreux courts métrages pour son plaisir avant de décider il y a quatre ans de quitter le domaine de l’immobilier pour se consacrer à la production indépendante et la réalisation de films. Après A bout de bras en 2012, qui traitait des Guerres de Vendée, Éric Dick s’est lancé un nouveau défi. « Pour Monstrum, je monte d’un gros cran. Je n’avais pas d’acteurs professionnels avant, il y en aura une dizaine cette fois-ci. L’équipe technique s’est étoffée. Cela reste un film à petit budget, environ 150.000€. Les bénévoles sont très importants dans ce projet. Je compte sur la participation de 200 à 300 figurants et je souhaite associer des associations médiévales pour donner de la crédibilité au film en terme de costumes, d’armures… J’ai contacté aussi des centres équestres ».

Près d’une soixantaine de bénévoles se sont illustrés dans deux scènes, l’une au château de Machecoul et l’autre en Vendée. Une scène de banquet médiéval, leur spécialité en quelque sorte… (extrait du Courrier du Pays de Retz)

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