Les marais de Saint-Lumine, aire de jeu du Cheval-Mallet !



Sous un beau soleil d’automne, les historiens ont été invités à visiter le clocher qui offre une vue panoramique sur le lac et les prairies, puis à visiter les fameux communs et assister enfin au Cheval-Mallet. 150 personnes ravies du spectacle !

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Le lac, vu du clocher de Saint-Lumine. Tout au fond, les immeubles nantais.
Photo D. Péneau

L’usage immémorial du Cheval-Mallet s’avère être est le signe recognitif de la mainmise collective des gens de Saint-Lumine sur les prairies directement tenues du Roi. Il est le témoin d’un contrat passé avec le souverain. La tradition du Cheval Mallet doit être resituée dans cette trajectoire collective qui reconnaît le droit d’incorporer dans la mouvance communautaire un bien auparavant du domaine naturel.

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Le cheval Mallet
photo D Péneau

Au milieu des communs, Dominique Pierrelée a évoqué la découverte du marais par le Général Kléber qui arrivait pour "pacifier" le pays.

9 septembre 1793 - A partir de Port-Saint-Père, après deux heures de marche, par un pays très couvert et très coupé, nous entrâmes dans la vaste et fertile plaine de saint-Lumine, ayant à gauche le beau lac de Grand Lieu et à droite une forêt qui n’était pas encore dépouillés de sa verdure. Devant nous s’offraient des paysages charmants et des échappées de vue aussi agréables que multipliées. Aucun buisson, aucune haie, aucun fossé n’interrompaient l’œil sur cette prairie immense, foulée par de nombreux troupeaux de toute espèce, mais errant au hasard et abandonnés à eux-mêmes ; des milliers de meules de foin semblaient être autant de monuments, qui annonçaient au voyageur la richesse et la fécondité de cette belle contrée…

Je ne pus m’empêcher de gémir sur le sort de ces infortunés habitants, qui, de paisibles citoyens qu’ils étaient, égarés et fanatisés par leurs prêtres, devinrent autant de forcenés altérés du sang humain, et qui, repoussant d’une main rebelle les bienfaits qu’un nouvel ordre des choses venait leur offrir, couraient à leur ruine et à leur destruction parfaite.

Devant Saint-Lumine, répète-t-il, est une superbe plaine, que nous avons trouvée couverte de bestiaux et de fourrages…

extrait des Mémoires du général Kléber

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en route vers le marais
photo D. Péneau

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