Les conférences promenades de la SHPR en 2015

jeudi 21 mai 2015, par La Rédaction


Pour une découverte culturelle du pays de Retz !


  • Samedi 04 juillet

Patrice PIPAUD

Les Moutiers : « Des dunes aux digues, la baie au péril de la mer (1838-2010) »

En février 1838, une tempête « jamais vue de mémoire d’homme » submerge les dunes du Boug des Moutiers, inondant les marais et prairies, envahissant les bas quartiers de la commune. Dans les heures qui suivent, les habitants du littoral s’emploient à réparer par les moyens du bord les brèches causées dans les dunes. C’est le début d’un long combat contre la mer pour l’établissement de chaussées et de digues de protection des cultures et des marais salants. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, ce processus s’accompagne de conditions climatiques désastreuses. Les tempêtes succèdent aux tempêtes, détruisant en une heure le travail de plusieurs mois. L’accalmie trompeuse du début du XXe siècle a permis à quelques villas de s’élever sur la dune. L’élan urbanistique des années 1920 voit l’aménagement des anciens marais en lotissements réputés à l’abri des digues et des dunes. La tempête Xynthia en 2010 n’entraîne pas comme ailleurs de rupture de digue mais engendre la submersion des quartiers bas des Moutiers urbanisés moins d’un siècle plus tôt. Du secteur dunaire protégeant le marais à la plage du Pré Vincent extrémité géographique du Marais breton, la balade permettra d’évoquer le processus de fixation du trait de côte achevé dans les années 1970 pour le secteur habité de la commune des Moutiers. Elle se veut contributive de la mémoire du risque, élément constitutif majeur de la prise en compte des dangers littoraux.

Rendez-vous : parking du Chemin du Lancastria (à la sortie des Moutiers en direction du Collet) — 15 h 30

  • Samedi 18 juillet

Daniel GARRIOU

Fréligné : « Entre dévotions populaires et conflits d’autorité » Rendez-vous : parking de la chapelle de Fréligné (à Touvois, prendre direction Falleron/Challans sur 2.5 km ; c’est indiqué) — 15 h 30

  • Samedi 08 août

Pascal GUITTENY

« Machecoul dans la première moitié du XVIIe siècle sous la puissante famille des Gondi »

En 1565, la baronnie de Retz tombe par mariage entre les mains d’Albert de GONDI, issu d’une illustre famille florentine. Brillant homme de guerre, habile homme de cour et alors en pleine ascension à la cour des Valois, Henri III le fait Duc. Ainsi, le Pays de Retz devenu duché, va connaître une période faste sous l’impulsion de cette famille riche et influente. Capitale du duché, Machecoul se transforme en profondeur durant cette période charnière entre le XVIème et le XVIIème siècle. Le Machecoul du Moyen-Age, caractérisé par son château-fort médiéval, mais aussi par une enceinte percée de 4 portes, va subir des évolutions importantes. En effet, les GONDI modifient profondément le château pour en faire une immense forteresse adaptée à l’artillerie de l’époque, mais aussi en construisant à l’intérieur un château « neuf » pour en faire leur résidence. L’enceinte du Moyen-Age va laisser place à des douves creusées autour de la ville, bouleversant ainsi le système hydraulique du lieu. Au-delà du paysage, la puissante famille des GONDI amène dans son sillage des italiens plein d’ambition (Francisco VENIER, François ROUSSELET, les FERRO famille d’artisan verrier…), des bâtisseurs, des soldats pour tenir la forteresse, des jardiniers, des orfèvres, des hommes de confiance issus de différentes régions françaises… Certains ne feront que passer, d’autres s’installeront et feront souche. C’est donc l’empreinte des GONDI sur Machecoul que nous essaieront de découvrir en parcourant la ville.

Rendez-vous : Machecoul : Place du Champ de Foire, en face de la salle Espace de Retz — 15 h 30

  • Samedi 22 août

Véronique MATHOT

« Paimbœuf : un avant-port dans l’estuaire »

Au cours du XVIIe siècle, les difficultés de navigation de l’estuaire de la Loire rendaient le port de Nantes à peu près inaccessible aux navires de fort tonnage. Alors que le partage économique des nouveaux mondes battait son plein, il était essentiel pour les armateurs nantais de surmonter cette difficulté.

« L’isle de Paimboeuf » en aval du fleuve offrait, un mouillage suffisant et un abri contre vents et courants. Elle devint dès lors l’escale obligée de tout navire entrant en Loire et en peu de temps ce simple lieu dit se trouva propulsé au rang d’avant-port de Nantes. Tandis que la rade se couvrait de vaisseaux au mouillage, barges et gabarres montaient et descendaient le fleuve emportant dans un incessant va-et-vient les marchandises transbordées. En complément de l’activité portuaire se développèrent : chantiers de constructions ou de réparations navales , corderies, voileries, halles à bois, magasin de poudre…

Une ville naquit de l’afflux de main-d’œuvre. Matelots et capitaines au long-cours cabaretiers, aubergistes, cordiers, gréeurs, calfats… s’y installèrent et assurèrent pendant plus d’un siècle la prospérité de la ville.

Rendez-vous : Paimbœuf : devant l’Office de Tourisme — 15 h 30

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