Les anachronismes dans la légende dorée du Pays de Retz

vendredi 30 juillet 2010, par Emile Boutin +


La Légende Dorée est un recueil de vies de saints, écrit au Moyen-Age. Ce sont des récits à caractère merveilleux où les faits historiques sont souvent déformés par l’imagination populaire. Il s’agissait d’instruire les fidèles et de conforter les religieux en leur montrant que leur saint patron jouissait d’un prestige rejaillissant sur toute la communauté.


Le mot "légende" vient du gérondif latin "legenda" et signifie "ce qu’il faut lire". La Légende Dorée, ou primitivement "legenda sanctorum" est un recueil de vies de saints, écrit au Moyen-Age par le dominicain Jacques de Voragine. Ce sont des récits à caractère merveilleux où les faits historiques, parfois exacts, sont souvent déformés par l’imagination populaire. Ces légendes trouvent leur origine dans les "vitae" des saints, comme la vita prima Martini Vertavensis, la Vita Gildae, la vita Filiberti ou les miracles de Philbert écrits par Ermentaire, un moine philibertin.

Or, dans les monastères, l’histoire devait toujours être édifiante. Le but d’une Vita était d’instruire les fidèles et de conforter les religieux en leur montrant que leur saint patron jouissait d’un prestige rejaillissant sur toute la communauté. Pour ce faire, le scripteur utilisera tous les éléments dont il peut disposer, qu’ils soient légendaires ou historiques, parfois même des emprunts à une autre Vita. Les hagiographes ne s’en sont pas privés.

Ce sont ces "legenda" issues des "vitae" qui ont été utilisées pour écrire les "leçons" du bréviaire. (Legenda = leçon). Ces textes étaient lus, parfois chantés, dans les nocturnes de matines.

Évidemment les leçons ne reflètent pas toujours la vérité historique. Nous l’avons lu dans le cas de saint Hervé, honoré par les Dames du Ronceray d’Angers. Son office propre a été écrit en 1624, en partant de tranches de vie de trois Hervé différents, ayant vécu respectivement aux VI°, XI° et Xll° siècles. Pourtant le concile de Tours en 1583, avait bien précisé : « Nous voulons que les évêques aient soin de faire corriger les bréviaires propres le plus promptement et le plus exactement qu’il sera possible et que les leçons qui y sont insérées soient amenées à la vérité historique d’après les monuments et les écrits des auteurs anciens dignes de foi et livrées ensuite à l’impression »

On comprendra d’autant mieux les difficultés rencontrées par les auteurs des leçons en ce lointain Moyen-Age quand on voit les erreurs de datation de certains hagiographes modernes. Je n’en veux pour preuve que l’histoire de Martin de Vertou.

La "première vie" de Martin remonte au VIII° siècle, ce qui est très important car relativement proche de l’époque où il vécut, le VI°. Le document fut trouvé dans la bibliothèque de Saint-Sauveur d’Utrecht. Il fut composé sans doute à partir de chroniques écrites à Vertou même par les moines, antérieurement aux invasions normandes. La deuxième vita, rédigée dans les mêmes temps, fut publiée par Mabillon. Enfin, un troisième manuscrit, moins historique, a été édité par les continuateurs des Bollandistes à Bruxelles. Ces différents textes ne laissent pas de doute sur le siècle où vécut Martin. Pratiquement tous les chercheurs sont maintenant d’accord pour dire que le diacre Martin fut envoyé au VI° siècle par Félix de Nantes vers Herbauge. Un manuscrit de la bibliothèque de Sainte-Geneviève nous précise : « Le 9 des Calendes de Novembre est fêté saint Martin abbé. On dit qu’il fut le fils spirituel de saint Martin des Tours. Il fut envoyé par saint Félix, évêque de Nantes vers la cité d’Herbauge pour la convertir ». Or, il est bien établi que Félix fut un évêque du VI° siècle. Grégoire de Tours et le poète Fortunat sont formels sur ce point. En 566, Félix de Nantes et Victorius de Rennes furent les seuls évêques armoricains présents au concile de Tours. Félix, Fortunat et Grégoire de Tours sont contemporains. Et le diacre Martin est du même siècle. C’est bien ce que précise le Père de Burck.

Les trois Martin

Or on peut constater qu’un certain nombre d’historiens contestent ce Vl° siècle, concernant Martin de Vertou et le font vivre au IV°. Dans un ouvrage récent, Michel Dillange a écrit : « Saint Hilaire fut le premier évêque dont l’action se fit sentir à l’extrémité de son diocèse. Il visita les églises du Golfe à la fin du IV° siècle et envoya trois missionnaires : saint Benoît d’Aizenay, saint Vivent et saint Martin de Vertou ». Un fait est curieux : pratiquement tous les partisans de cette thèse sont ou vendéens ou poitevins, qu’il s’agisse du chanoine H. Boutin ou du docteur Julien Rousseau. Dans tous les cas, la référence initiale est la même : c’est l’ouvrage considérable de Dom Chamard qui a servi de base à tous les travaux ultérieurs. Dom Chamard, bénédictin de Saint-Maur, est celui qui écrivit l’histoire de saint Hervé, en partant du propre du saint de 1624 ainsi que je l’ai dit ci-dessus.

Voyons donc brièvement les trois saints mentionnés par Dillange. Saint Benoit d’Aizenay, chorévêque, c’est-à-dire évêque rural, fut envoyé par saint Hilaire annoncer l’évangile chez les Agésinates, les habitants de la région d’Aizenay. Y ayant fondé un monastère, il est regardé comme le patron de la ville, protecteur de l’église de Luçon et de l’abbaye de Quinçay où son corps fut transporté par la suite.

Avec saint Vivent, nous entrons dans le vif du sujet. Les actes de ce saint font en effet état d’une rencontre qu’il fit avec Martin de Vertou. Vivent que l’on dit originaire de Samarie, avait prêché et accompli des miracles dans l’île d’Olonne et dans les Mauges. Or, selon la légende, « ce saint confesseur étant arrivé dans un lieu appelé Vertou, non loin de l’île d’Olonne, y fit la rencontre de Martin de Vertou qui lui offrit l’hospitalité ». Invenit Beatum Martinum Vertavensem. Et il resta deux mois auprès de lui.

Deux questions se posent donc :

  • 1 - S’agit-il vraiment de Martin de Vertou, comme le laisse supposer ce texte sur lequel s’appuie Dom Chamard ?
  • 2 - De quel Vertou est-il question réellement ?

Sur le premier point, le document porte bien " vertavensem ". C’est certain. Mais Dom Chamard nous dit lui-même que la légende a été écrite au plus tard au Vlll° siècle. Or, à cette époque, les scripteurs ne connaissaient que Martin de Tours et Martin de Vertou. L’auteur de la légende a donc ajouté Vertavensem.

Par contre, M. de Chergé, (dans ses Vies des saints du Poitou page 88) pense que ce fut Martin de Tours qui rencontra Vivent dans l’île d’Olonne, en un lieu appelé Vertou. il faudrait sans doute envisager un troisième Martin, celui de Saujon, solitaire de Saintonge qui voyagea dans la région et séjourna probablement dans le sud-Vendée. Cet abbé est cité au martyrologue romain du diocèse de La Rochelle au 7 décembre 400. Il avait vécu quelques années au monastère célèbre de Marmoutier avant de venir à Saujon. On sait peu de choses de lui. Mais vers 590, l’évêque de Saintes, Pallais, fit transférer le corps de Martin de Saujon dans l’église récemment édifiée à Saintes et dédiée à saint Martin de Tours. Il y plaça également des reliques de ce dernier. Martin de Saujon (ou de Saintes) est mentionné par Grégoire de Tours, dans le De gloria confessorum au chapitre 57.

Enfin, Travers nous confirme que sur le martyrologe de Baronius (utilisé par Dom Chamard) Martin de Vertou est confondu avec Martin de Saintes. Il faut avouer qu’avec tous ces Martin, il y a bien de quoi perdre son latin.

Les deux Vertou

Par contre, il n’y a que deux Vertou. D’abord celui situé sur les bords de la Sèvre, à proximité de Nantes. Puis un autre lieu-dit de l’île d’Olonne où Martin a sans doute résidé et dont la toponymie garde le souvenir avec la rivière Vertone, " appelée ainsi grâce à l’église de Saint-Martin de Vertou ". Ceci nous est confirmé par le cartulaire de Saint Cyprien : inter duos fluvios Asentia (1’Auzance) et Vertona (la Vertone) ab ecclesia Sancti Martini Vertavensis sic vocata. Ce Vertou est probablement le lieu-dit appelé "Le Vertou" et "Le Pont de Vertou" situé à environ 1 kilomètre au nord d’Olonne sur Mer, sur la route de Vairé. Dom Chamard pense que le premier Vertou, habité par Martin, fut celui de la Vertone et qu’ensuite, en un deuxième temps, le saint partit près de Nantes. Rien ne semble confirmer ce point de vue. D’autant plus que pour étayer son hypothèse, le Bénédictin est obligé de chercher Herbauge ailleurs que sur le bord du lac de Grandlieu. Le Légendaire dit en effet que la ville d’Herbauge était située sur les bords ou à proximité de la mer marinis abundans mercibus. On peut dire que la région du lac n’était pas privée de "produits provenant de la mer". Mais la "seconde vita", faisant allusion à la malédiction du saint, ajoute : Operuit eam abyssus, facta est ferax piscium, tellus dehiscens pontusque surget, alta murorum fastigia et templorum culmina dicto citius complanavit. Ainsi la terre s’entrouvrit et la mer (pontus) éleva ses vagues au-dessus des murailles et jusqu’au sommet des temples. Bien entendu le lac ne connut jamais de telles tempêtes. Or il faut tenir compte du style épique de certaines vitae. Pour Dom Chamard, le calme lac de Grandlieu ne peut être ainsi décrit. Il pense alors à une ville engloutie de Vendée, Belebat et s’il ne la désigne pas ouvertement comme étant Herbauge, cité vicieuse (Bel-ébat) il en fait la suggestion. Notons tout de même que l’ouvrage de Dom Chamard est très documenté, mais date de 1892. Depuis cette date des travaux ont été publiés sur le Vl° siècle, par des auteurs aussi savants que le chanoine A. Jarnoux ou le professeur Noël-Yves Tonnerre qui nous éclairent sur cette période.

Martin, moine du Vl° siècle, fondateur ou réformateur de plusieurs abbayes a-t-il contribué à une première fondation dans l’île d’Aindre, antérieurement à Saint-Hermeland ?

Nous allons voir que c’est fort possible. Nous savons par les Actes de saint Hermeland que Pasquier, évêque de Nantes (de 675 à 680) sollicita de l’abbé de Fontenelle (actuellement saint Wandrille) l’envoi de douze moines pour fonder un monastère dans son diocèse.

Aindre

Hermeland arrivé à Nantes, demanda donc à l’évêque de lui faire préparer un bateau pour aller à la rame, avec ses compagnons jusqu’à un endroit du littoral où il pourrait s’installer (usque ad loca maritime omnia litora ejus pervidere possimus). Ce à quoi Pasquier répondit : « Je pense qu’il ne vous est pas nécessaire d’aller jusqu’à la côte. Il y a en effet quelques îles dans la Loire distantes de trois milles de cette ville ». Mais Pasquier prend soin de préciser qu’il ne les a pas visitées lui-même, sa charge pastorale l’en ayant empêché. Savait-il alors qu’un établissement religieux avait déjà existé dans l’île d’Aindre ? Il devait bien en avoir entendu parler et c’est peut-être à dessein qu’il orienta Hermeland et ses moines vers cet endroit. Un monastère avait été construit par les soins probablement de saint Félix, près d’un siècle avant l’arrivée des moines de Fontenelle. Dans ce cas nous allons également retrouver les "legenda" ou plutôt les leçons des plus anciens bréviaires du diocèse de Nantes. Il s’agit, en fait, de l’ordinaire du Chantre Elie qui date de 1263 et qui nous donne les traditions liturgiques remontant aux premiers temps de l’église nantaise. C’est un ouvrage sérieux, aussi exact que possible, rédigé par l’un des premiers dignitaires du diocèse. Pour la fête de saint Félix au 8 janvier, nous lisons la rubrique suivante : « Le VI des Ides de janvier, fête de saint Félix, évêque de Nantes. Par son industrie, ses ressources, son habileté fut construite l’église de Nantes, édifice d’une merveilleuse structure. Il procura la fondation du monastère d’Aindre et y établit un abbé ». Qui fut donc le premier abbé ? Aucun texte, ni celui de l’ordinaire du chantre Elie, ni ceux des bréviaires postérieurs, notamment celui de 1470 et celui de 1518 ne peuvent nous renseigner. Compte tenu du texte latin cité en note et qui rapproche Martin de Vertou de Félix, il est possible que ce premier abbé d’Aindre, fut, ou Martin lui-même, ou l’un de ses frères. De toutes façons, après la mort de Martin, ses religieux construisirent une petite chapelle en son honneur. Les actes de Saint-Hermeland nous précisent en effet : « Ermeland trouva en ce lieu (Indret) un oratoire, dans une toute petite basilique dédiée au bienheureux confesseur Martin ».

Cette donation d’Aindre à Martin par Félix est bien dans les probabilités historiques. Ne voit-on pas en effet, à cette même époque l’évêque de Nantes offrir à l’abbé de Vertou le Portus Cathedrarum ou territoire de " Port aux Chaises " qui deviendra le prieuré de Pirmil et restera longtemps sous l’autorité de saint Jouin-de-Marnes, abbaye martinienne, avant de passer à Blanche Couronne.

Philbert et Gildas

La chronologie de la vie de saint Philbert ne présente pas les mêmes difficultés. L’auteur de la Vita, Ermentaire, moine philibertin assista à la translation des reliques de Noirmoutier à Déas, et vécut à une époque relativement proche de celle de son héros. Il a d’ailleurs utilisé pour la Vita une biographie écrite peu après la mort du fondateur de Noirmoutier (22). Il s’inspira également d’un autre texte du Vlll° siècle, dû à l’abbé Coschin, deuxième successeur de Philbert à l’abbaye de Jumieges.

A plus forte raison dans le De Translationibus et Miraculis Sancti Filiberti Ermentaire, contemporain des faits, respecte fidèlement la chronologie. A peine peut-on relever certaines erreurs mineures, portant sur quelques années. Ainsi la prise de Bayeux par les Normands se situe en 859 et non 858. (prefatio libri secundi). De même les Vikings dévastèrent l’Italie en 860 (Italiam populantur) et non en 857 comme il l’écrit. Quant à la chronique de Tournus écrite par Falcon, moine de cette abbaye, elle fait mourir l’abbé Hilbod en 853, alors qu’en 856 il était encore abbé de Saint Philbert de Grand-Lieu, juste avant le départ pour Cunault. Nous le savons par un diplôme où Erispoe, roi des Bretons, intervient auprès de Charles le Chauve avec qui il vient de signer le traité d’Angers, pour faire donner aux Philibertins une propriété (Bussogilum) dans le Maine. (Le 10 février 856). Là encore, l’erreur est mince.

Les anachronismes concernant saint Philbert se rencontrent davantage dans d’autres vitae, notamment la Vita Gildae ou dans des récits comme les Actes des saints de Redon. L’auteur de ces derniers, Ratuilli, écrit en effet qu’un paysan nommé Goislen, « du village d’Ampen, dans le domaine de Saint Philbert, devenu aveugle entendit une nuit ces paroles : lève-toi et va trouver au plus vite le vénérable homme de Dieu Conwoion qui habite le monastère de Redon sur la Vilaine et là tu recouvreras la vue ». C’est ce qui arriva. Il est évident, que dans ce cas, il n’y a pas vraiment une erreur de chronologie. L’auteur ne dit pas que l’aveugle fut envoyé par Philbert, mais qu’il était du domaine de Saint Philbert.

Quant à la Vita Gildae, composée vers 1060 par Vital de Rhuys, elle est envahie par la légende. Il est fait « mention expresse du baptême de Gildas porté par ses parents à Philbert dans son île (Noirmoutier) pour être ondoyé de ses mains ». Et une autre fois « quatre moines se disant religieux de saint Philbert dont Gildas avait reçu les premières leçons vinrent le chercher pour présider aux funérailles du saint ».

Pourquoi ces anachronismes de la vita Gildae ? Il me semble y avoir une certaine explication. La "Vita" de Gildas est très légendaire, presque autant que la vie même de ce saint britannique. Ses disciples du Xl° siècle voulaient apporter à Gildas la caution de saint Philbert. Les Philibertins étaient alors un ordre important dans l’Ouest et la "vita de Philbert" jouissait certainement d’une autorité que n’avait pas celle de Gildas. C’est pourquoi les moines de Rhuys essayent à plusieurs reprises de mettre leur saint patron sur un pied d’égalité avec Philbert. Après tout Gildas n’est-il pas le "disciple" du moine de Noirmoutier puisqu’il « reçut de lui ses premières leçons » ? Or, Gildas était mort 38 ans avant la naissance de Philbert. Un autre moine de Rhuys Goustan, qui mourut à Beauvoirsur-Mer a aussi, tout au moins au siècle dernier (Semaine Religieuse de Nantes) posé un problème de chronologie. On pensait alors qu’il était du Vl° siècle. Il vécut au Xl°. L’ordonnance de l’évêque de Poitiers Isambart ne laisse aucun doute sur ce sujet. D’ailleurs la Gallia Christiana nous précise : « Saint Goustan mourut à Beauvoir le 5 des Kalendes de decembre, vers 1040 ».

Cette étude sur les anachronismes dans la vie des saints du Pays de Retz n’a pas la prétention d’être exhaustive. Elle constitue seulement une approche du sujet et fait ressortir les difficultés de l’hagiographe. En confondant Martin de Vertou avec un autre Martin, sans doute celui de Saujon, on fait vivre notre saint deux siècles plus tôt. Quant au monastère d’Aindre prospère sous la houlette d’Hermeland, il prit sans doute la suite d’un autre établissement fondé un siècle auparavant par l’évêque Félix pour les disciples de Martin de Vertou. Enfin, si la Vita de Philbert ne semble pas présenter trop d’erreurs de dates, la renommée de notre saint régional fut accaparée par les moines de Rhuys qui y firent fréquentes références. Ce fut peut-être parce que le culte philibertin était répandu sur toute la côte méridionale de la Bretagne. Le commerce du sel des moines de Noirmoutier avait en effet permis de faire connditre cette abbaye et son fondateur sur tout le rivage armoricain. Et il est évident que la renommée de saint Philbert a illuminé d’autres vitae, notamment celle de Gildas. Déjà en 649 la chronique universelle de Saint Wandrille disait : Sanctus Philibertus claruit. Saint-Philbert devint illustre !

On comprend donc l’impact d’une telle Vita sur les autres biographies. Comme l’a écrit M. Lagrée : « Les conditions de production du texte hagiographique pèsent d’un poids décisif sur la reconnaissance institutionnelle de la sainteté ».

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