Le voyage 2014 : l’île de Noirmoutier

jeudi 5 juin 2014, par Christine Germe


Voici résumé en quelques mots l’excursion qui a mené les adhérents de l’autre côté de la Baie de Bourgneuf, voir le Pays de Retz d’en face, le samedi 24 mai dernier.


Nous sommes partis sous la pluie du continent et surprise, l’Île de Noirmoutier était sous le soleil ! La plage des Dames, où se situait notre rendez-vous avec le guide, nous a offert, avec la tour Plantier toute proche, une halte agréable.

Cette plage est entourée par le bois de la Chaise qui était au paléolithique un site important d’occupation humaine. À l’époque gallo-romaine, l’île se trouve comme le reste de la Gaule intégrée à l’Empire romain. La grande histoire du Bois commence avec le développement monastique et Saint Philibert, dont la mission sous l’impulsion des évêques de Poitiers est d’instruire et civiliser les habitants ... Vers 676-677, une communauté de moines s’installe et amène la prospérité avec la mise en place des assèchements, la culture de la terre, de la vigne et le sel ...

Dés, le IXe siècle les incursions répétées des Normands menacent l’île. En 813, 820 et 835 où ils s’en prennent au port de Noirmoutier et à l’abbaye, et finalement les moines quittent l’île vers Déas. Le comte de Poitiers et le duc de Bretagne les chassent en 937 et 939.

L’île est marquée depuis le Moyen Âge par le système féodal. Au début du XIe siècle les attaques normandes cessant, l’abbaye est rétablie dans ses droits et propriétés mais les seigneurs de La Garnache défient les clercs du prieuré. Sur cinq siècles, cinq maisons entrent en possession du Bois et se succèdent. Ce sont les familles de La Garnache, de Sainte-Maure, Craon, de La Trémoille et Bourbon-Condé. Le Bois est entièrement placé sous la tutelle des seigneurs. Il est constitué de deux fiefs et d’un grand domaine : le fief du Pélavé, le fief Saint- André et le domaine du grand et du petit Pré de la Lande. L’île sera envahie plusieurs fois par les Anglais , les Espagnols, les Hollandais et encore par les Anglais en 1747. Cet acte sera le dernier.

Le Bois est ouvert sur la mer, il favorise les échanges avec le reste du monde. Il sert de point de repère et est un lieu d’ancrage en eau profonde, facile d’accès, protégé des vents, c’est le carrefour idéal pour le transport du sel. De plus, l’île bénéficie de précieuses franchises fiscales.

C’est cela qui va attirer la famille Jacobsen. Elle s’installe sur l’île en 1740 et va, sur 133 ans, la marquer de son empreinte. Originaires de Hollande, catholiques, ils fuient les persécutions des protestants en se réfugiant en 1554 à Dunkerque. Cornil Guislain Jacobsen (1709-1787) dès son arrivée va développer un cabotage régional et se rapprocher à terme du port de Nantes en plein essor. Armateur, négociant, il va entreprendre des dessèchements à La Lyde et à la Crosnière. Jean Corneille (1750-1834) construira la chaussée Jacobsen, la digue du Devin et le quai du port de Noirmoutier.

Il sera maire de Noirmoutier et conseiller général de la Vendée. En 1822, la famille Jacobsen est seule maîtresse du Bois. Mais des problèmes familiaux vont diviser l’unité de celui-ci et c’est le début de la construction des villas que nous avons découvertes à travers ce magnifique espace composé en partie de chênes-lièges et d’arbousiers.

Tout d’abord, bien caché, le phare de la Pointe des Dames puis la villa Les Roches construite en 1895 qui devient en 1911 le Tambourin. Et nous arrivons sur la plage des Souzeaux où la première villa édifiée porte le même nom.

Puis viendront l’Ave Maria en 1890 et Ker Cilette en 1904. Plus loin, La Grange au Bois de 1927, et la Chapelle Notre-Dame du Bois de La Chaise. Enfin le chalet Saint-Paul avec sa façade Art nouveau.

Retour sur la plage des Dames où nous avons déjeuné face à la mer devant l’estacade de 1885.

L’après-midi, à Noirmoutier, nous sommes accueillis par le président des Amis de Noirmoutier qui nous fait découvrir son fonds d’archives très intéressant.

Certains iront visiter le château, d’autres la crypte de Saint-Philibert toute proche.

Nous finirons la journée au musée des traditions de l’île à La Guérinière où nous sommes reçus par la présidente, un musée simple, riche, un petit bijou.

Nous rentrerons par le Gois.

Nous étions 46 adhérents, fatigués mais heureux !!

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