Le site de ratiatum enfin dévoilé !


Environ 100 personnes se sont rassemblées autour de la chapelle de Saint-Lupien pour écouter les explications de l’archéologue rezéenne qui portaient sur cet important site gallo-romain, en bord du fleuve, où l’on observe le tracé des rues, des entrepôts et des quais récemment mis au jour.


Ratiatum est l’un des rares sites de cette époque du premier siècle de notre ère où l’on peut repérer l’ensemble des caractères portuaires, à savoir la dépression morphologique fluviale, les lignes des quais et enfin l’aire des entrepôts.
Les quais donnaient sur une rive peu profonde du fleuve de Loire, si bien que les navires à bon tirant d’eau devaient rester au milieu du fleuve tandis que des allèges allaient jusqu’à eux pour assurer l’embarquement ou le débarquement des marchandises. Cette allège ou ce radeau, à fond plat, appelé « ratis » aurait d’ailleurs donné son nom au site de Ratiatum, puis aux habitants de la cité (les Ratiates) et enfin au territoire situé dans l’hinterland du port lui-même, Ratiatensis ou pays.

Michel Kervarec, le spécialiste de la toponymie celte, donne du crédit à cette hypothèse en repérant d’autres particularités toponymiques gauloises le long de la vallée du Tenu.

Cette promenade conférence a ainsi été l’occasion de mêler à la découverte de ce site insolite nos questionnement sur l’identité de notre territoire de Retz, à partir de l’existence de Ratiatum puis de la Vicaria de Rais, circonscription avérée dans la premières moitié du IX° siècle.

Monsieur Retière, le Maire de Rezé, est venu à notre rencontre en fin de réunion pour nous confirmer tout le prix qu’il attachait à l’histoire locale, aux archives et bien entendu aux recherches archéologiques, nous présentant à gros traits les caractères du futur centre d’interprétation en histoire rezéenne, qui fera une large place à l’époque gallo-romaine mais également à l’histoire sociale de la fin du XIX° siècle et du XX° siècle..

Portfolio

A la mairie Dans la galerie des entrepôts Les quais mis au jour Michel Kervarec et Yves Lostanlen Ophélie de Peretti

Ajouter un commentaire