Contrat d’apprentissage de tailleuse

mercredi 4 août 2010, par L’antenne de Saint-Léger-les-Vignes


L’antenne de Saint-Léger présente ici un Contrat d’apprentissage de tailleuse pour homme et femme chez Jeanne Gobin demeurant à La Chausserie, pour Jeanne Rondeau de Brains signé le 27 fevrier 1769. (Extrait de Les échos de mémoire N° 1)


Nous sommes le 27 février 1769, à Bouaye, (on disait Bois à cette époque) dans l’étude de Maître Pavageau.

Se présentent François Rondeau laboureur à bœufs, demeurant à la métairie de la chapelle de Jasson, paroisse de Notre Dame de Brains, et sa nièce Jeanne Rondeau, dont il est tuteur car ses parents Etienne Rondeau et Jeanne Thibaud sont décédés.

Jeanne Gobin, tailleuse à homme et femme demeurant au village de la Chausserie paroisse de Saint Léger est là également. Le notaire établit un acte d’apprentissage dans lequel il est stipulé
que la dite Gobin consent recevoir chez elle la dite Jeanne Rondeau mineure, pour apprentive dudit metier de tailleuse pour le temps d’un an qui commencera au premier mars prochain pendant lequel temps elle promet de luy montrer et enseigner ledit metier de tailleuse pour homme et femme sans luy en rien receller ny cacher, de la nourir et coucher pendant toute l’année sans excepter mesme les dimanches (ny feste).

Texte original du contrat de 1769

Jeanne Gobin promet de la traiter humainement tandis que Jeanne Rondeau se tiendra assise au travail et obeira à sa maitresse en tout ce qu’elle luy ordonnera de licitte et honneste. L’apprentie ne pourra s’absenter sans l’autorisation expresse de sa maîtresse.
Si elle vient à tomber malade, elle rendra le temps à la fin de son année d’apprentissage tandis que sa maîtresse s’engage à la garder, soigner et gouverner l’espace de quinze jours et non plus sans neantmoins s’obliger de payer le medecin et chirurgien au cas qu’il luy en faudroit au parsur.
Le marché a été fait au gré et consentement des parties pour et moyennant la somme de cinquante et une livres et vingt-quatre sols de denier à Dieu. François Rondeau a payé devant notaire à Jeanne Gobin, vingt-six livres deux sols correspondant à la moitié de la somme due, l’autre moittié restante, ledit Rondeau s’oblige de la payer aux mains et demeure de laditte Jeanne Gobin à la moittié de laditte année d’apprentissage de laditte Jeanne Rondeau apprentive ; ce que les dittes partyes ont ainsy voulu et consanty, promis et juré...
Ni Jeanne Gobin, ni le tuteur de Jeanne Rondeau ne savent signer. Ils font signer à leur place.

Ce texte nous montre un exemple de contrat passé devant notaire au XVIII° siècle, avec les formules consacrées qui s’y rapportent.

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