Conférence de Véronique Mathot, le Lazaret de Mindin et l’épidémie de fièvre jaune de 1861

jeudi 25 février 2016, par Myriam Milcent


Dans le cadre de l’université permanente, Véronique Mathot présentera une conférence le 17 mars 2016 sur le Lazaret de Mindin et l’épidémie de fièvre jaune en 1861


"L’été 1861, une épidémie de fièvre jaune arrivée par un bateau en provenance de La Havane, fit quarante-quatre malades et vingt-six morts à Saint-Nazaire et dans les alentours. Cette épidémie, apparue dans une ville nouvelle et moderne comparée aux anciens ports dans lesquels se déclaraient habituellement ce type d’évènements, fut l’occasion de s’interroger sur les causes de la maladie afin d’offrir les moyens de définitivement les éviter. Tandis que le corps médical s’efforçait de trouver par diverses analyses, description des faits, paramètres divers, etc, les éléments pour comprendre et soigner à l’avenir cette fièvre exotique, les édiles locaux, soucieux de rassurer le monde du commerce et les habitants de la ville, s’inquiétaient de la réputation de leur port et souhaitaient pour autant qu’ils le pouvaient, renvoyer plus loin le problème de contagion. Le choix d’un centre de quarantaine et de soin se porta sur l’autre rive, offrant des sites plus isolés. Ainsi naquit le Lazaret de Mindin. Il ne s’agissait toutefois pas de la première barrière sanitaire de l’estuaire car, tout au long des siècles, l’intense activité maritime des lieux avait vu naître des centres d’accueil des marins pour mise en quarantaine ou soins à donner. Par contre, cette fois-ci, il s’agissait d’un lieu destiné à être pérenne et conçu de manière la plus rationnelle possible. Son utilisation fut par contre de courte durée car les progrès rapides de la médecine, en cette fin de siècle scientiste, permirent de trouver des solutions moins contraignantes pour les malades et le personnel hospitalier. C’est cette aventure, ses débuts et ses solutions, que nous tenterons de retrouver au cours de cette conférence, essayant aussi de suivre les diverses réaffectations des lieux jusqu’à ce que le site devienne ce que l’on appelle, aujourd’hui, la Maison départementale de Mindin."

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