Commémoration

vendredi 20 septembre 2013, par Patrice Pipaud


Les 400 ans du cardinal de Retz

Montmirail, 20 septembre 1613


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Jean François Paul de Gondi, cardinal de Retz 1613-1679

Jalonner le temps de repères mémoriels est devenu au fil des années une habitude incontournable. Au ministère de la Culture, le Haut comité des Commémorations nationales a succédé à la Délégation aux célébrations nationales voulue par Maurice Druon dans les années 1970. Parmi les écrivains retenus cette année, il en est un qui n’est pas sans rapport avec notre Pays de Retz et sur lequel la Société des Historiens maintient une vigilance, effective l’an dernier avec le colloque de Machecoul. Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz, cadet de la famille qui posséda le duché de Retz au XVIIe siècle, a peu marqué l’histoire de notre territoire mais il appartient à la culture universelle de la chose écrite sans laquelle aucune histoire ne saurait être transmise en dépit du goût exagérément prononcé de nos contemporains pour l’image. Si l’on excepte la commémoration officielle relayée sur le site des Archives de France , le 400e anniversaire du cardinal de Retz, né au château de Montmirail le 20 septembre 1613, ne mobilise pas les foules. Il faut la fidélité de son inlassable biographe, Simone Bertière, pour rappeler au public le destin d’un homme qui croyait avoir rendez-vous avec l’histoire et rencontra la littérature. Comment expliquer tout à la fois l’empathie et la méfiance ressenties lorsque, approchant l’homme par son œuvre, il nous apparaît tour à tour flamboyant et mesquin, généreux et calculateur, vaniteux et fidèle en amitié quoiqu’en dise son contemporain La Rochefoucauld ? Retz ne laisse pas indifférent qui s’en approche et son mystère perdurera en dépit des tentatives pour l’abaisser ou le réhabiliter.

La publication des actes du colloque de Machecoul marquera un jalon dans l’avancement nécessaire des connaissances sur l’écrivain et son œuvre. Elle donnera à la commémoration de 2013 la dimension évènementielle qui lui fait tant défaut.

Mais avant tout, en Pays de Retz et ailleurs, il faut lire le cardinal de Retz !

Ils sont deux, natifs de l’année 1613, parmi les écrivains commémorés cette année. Le hasard du calendrier veut que le nom de François de La Rochefoucauld, l’aîné de quelques jours, et tout aussi peu célébré que son contemporain, je n’ose dire oublié, soit associé à celui du cardinal de Retz qui passe lors de la Fronde pour l’un de ses ennemis intimes. Par chance, mais aussi par vouloir, l’un et l’autre se sont réciproquement portraituré. Je leur donne la parole pour ces Deux anniversaires.

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