Brève histoire du Pellerin

mercredi 4 août 2010, par L’antenne du Pellerin


Lieu de traversée de la Loire, le Pellerin tire probablement son nom des pèlerins qui sont passés par là pour aller vers Saint-jacques ou ailleurs....


Présentation

La commune, autrefois paroisse du Pellerin, longe la rive gauche de la Loire dans toute son étendue de 16 km. D’une superficie de 3 065 ha, avec une population d’environ 4 000 habitants, elle s’étire entre le fleuve et le sillon de Bouguenais qui la borde au midi. Baignée par la Loire, elle est arrosée par les modestes ruisseaux de Vièvre et de la Cochère. Son territoire s’étend à l’aval du fleuve jusqu’à la limite de Frossay dans une suite d’îles et de prairies, toutes situées au couchant de la Martinière. Légèrement ondulé au nord et plat au sud, il est d’altitude peu élevée atteignant 23 m à la Bréhannerie.

Origines

PELLERIN. Ce nom évoque de prime abord l’idée d’étranger, de voyageur passant d’une contrée à une autre et qui s’identifiera vite avec celle de pèlerin allant vers un lieu de dévotion, et aussi de passage. Bien avant l’an mil et peut-être dans des temps plus reculés, LE PELLERIN était nommé " Pontellum ", mot que M. VEILLECHEZE nous dit venir du breton Pont Tellou, pont des tailles, car il s’y percevait un droit de tonnage. N’y aurait-il pas eu en ce lieu un chemin de pélerins bretons allant à Saint Jacques de Compostelle ? L’existence sur son territoire au XVème siècle d’une aumônerie et d’un passage d’eau vient confirmer cette hypothèse.

En tout cas, de tous temps, cette route fut très fréquentée par des voyageurs venant franchir la Loire. Autrefois, le transbordement des passagers se faisait en barque par un passeur à la solde du seigneur du lieu auquel il devait transport gratuit pour lui, ses domestiques et sa suite.

Les anciennes chartes donnent également à ce lieu le nom de "Peregrinum".

Peu à peu, l’établissement du christianisme allait, avec la création d’une communauté et l’implantation d’une église, transformer progressivement ce nom en celui de patronne « Sainte Marie » et c’est ainsi que « Pontellum » devint Sainte Marie du Pontage ou Sainte Marie du Ponteau et même Sainte Marie du Pellerin. Longtemps, on emploiera l’un ou l’autre, la « civitas » romaine s’étant identifiée avec la paroisse : ainsi, dans un titre de Marmoutiers de 1030, on dit : « Sancta Marie de Peregrino » et, dans les mêmes temps, une charte de l’évêque de Nantes QUIRIAC, en 1064, la qualifie « Ecclesia Sanctae Mariae de Pontello ». Cependant, le nom de Pellerin va l’emporter sur celui de Pontage. C’est au XIIème siècle que les pélerins de Saint Jacques de Compostelle se font très nombreux : le passage est devenu chemin. Ne dit-on pas : « Pontellum Quod Dicitur Peregrinum » ? L’ancien nom est oublié et l’appellation latine de Perigrinus qu’on décline « Perigrini, perigrino » va rester seule l’indicatif du pays pour devenir par la suite toute simplement « LE PELLERIN » Sous la révolution française, LE PELLERIN devient « Port-Brutus ».

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