Brève histoire de Pont-Saint-Martin

mercredi 4 août 2010, par L’antenne de Pont-Saint-Martin


Habitée dès l’Antiquité, la commune doit son nom à l’Evêque de Tours. La commune se développe aujourd’hui dans l’orbite de Nantes


La présence des hommes sur notre sol remonte à des temps très anciens comme en témoignent les deux menhirs des « Prés Moreau » appelés couramment « Dames de pierre » ainsi que quelques haches de pierre polie. Si des textes nous signalent une voie romaine et un « camp des romains », aucun vestige de cette époque n’a encore été découvert.

C’est au passage de Martin de Vertou (525 - 601) que nous devons le nom de notre commune. Lors de sa mission d’évangélisation de la ville d’Herbauges, on lui attribue la construction du premier pont sur l’Ognon.
Son passage est également à l’origine de la légende des « Dames de Pierre » liée à la formation du lac de Grand-Lieu.
Sous l’ancien régime, la paroisse de Pont Saint Martin est partagée en deux juridictions : le nord rivière dépend de la seigneurie de Chateaubriand et le sud rivière de la Seigneurie des Huguetières (en La Chevrolière) dont le château du Plessis est une sergentise (résidence du sergent chargé de percevoir les impôts dus au seigneur). Différentes maisons nobles avec terres et métairies, appartenant à des seigneurs, souvent bénéficiaires de charges à la Chambre des Comptes de Bretagne située à Nantes sont établies sur notre territoire (Rairie, Moulin Robert, Colleterie, la Plesse etc.). Les religieuses des Couëts et les moines de l’abbaye de Villeneuve possèdent également quelques métairies (VIncée, Fréty, Ménantie, etc.).
En 1754, Nicolas Roche, négociant armateur nantais d’origine irlandaise, (où il est Chevaler Seigneur de Fermoy) achète la maison noble du Plessis, avec terres et métairies. Anobli par Louis XV en 1759, il devient Seigneur de Fermoy et du Plessis établissant ainsi la Seigneurie de Pont Saint Martin.

En supprimant toutes ces dépendances, la Révolution dépossède quelques seigneurs et l’Eglise de leurs biens qu’elle revend à de riches commerçants et négociants nantais.
Pont Saint Martin, étant situé à proximité des camps vendéens et républicains, partagé par les idées nouvelles, dérouté par la rapidité des mutations profondes, va vivre des mois d’inquiétudes et de violences. De nombreuses familles préfèrent s’exiler à Rezé ou à Nantes. Pour la seule année 1794, 200 personnes (sur 1200 habitants) sont exécutées ; de nombreuses maisons sont détruites.
Le XIX° siècle est donc une période de reconstruction : Maison de la Rairie, de la Marionnière, de la Pigossière, église et pont. Un nouveau presbytère (actuelle mairie), l’école publique de garçons et la Mairie (actuelles école de musique et club photos) sont également construits.
Le commerce se développe et la circulation s’accentue. On retrace des routes. L’accès au port est amélioré par l’établissement d’un quai (le quai des romains). A la fin du siècle, le chemin de fer Nantes-Legé dessert le bourg (1893 - 1935). Le pont sur lequel il franchissait l’Ognon existe toujours.

Si au début du XX° siècle, le nombre d’habitants diminue, suite d’abord à l’exode de plusieurs agriculteurs du à une crise dans la culture de la vigne (phylloxéra) puis à la première guerre mondiale, la seconde moitié voit l’arrivée d’une nouvelle population désireuse de calme et de nature, travaillant à Nantes ou dans la banlieue et résidant dans les lotissements qui se développent à partir de 190, provoquant ainsi le doublement du nombre d’habitants au cours des 25 dernières années (2491 en 75 - presque 5000 aujourd’hui). Ce sera également la naissance de nombreuses associations sportives et culturelles entraînant la réalisation des équipements et aménagements nécessaires à leur développement et qui contribuent à la qualité de vie reconnue dans notre commune.

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